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Avis ASUS Vivobook Go 14 Ryzen 5 : Test Complet 2026

Test de l'ASUS Vivobook Go 14 E1404FA : 16 Go de LPDDR5, 1,38 kg, 599,99€. Ce que cache le nom Ryzen 5 40 et pourquoi le sans-chargeur passe mieux ici.

Expert
ASUS Vivobook Go 14 Ryzen 5

ASUS Vivobook Go 14 Ryzen 5

4.3

600€

L'ASUS Vivobook Go 14 est un portable de mobilité honnête dont les vrais arguments sont ses 1,38 kg, ses 16 Go de LPDDR5 et sa recharge USB-C. Il faut en revanche acheter en connaissance de cause : le Ryzen 5 40 n'est pas une puce de 2025 malgré son nom, et le chargeur n'est pas dans la boîte. À 599,99€ pour un usage bureautique nomade, le compte y est ; pour de la vraie puissance, non.

Points forts

  • 1,38 kg seulement : l'un des 14 pouces les plus légers sous 600€
  • 16 Go de LPDDR5 de série, ce qui reste rare à ce tarif
  • Recharge par USB-C Power Delivery 45 W, batterie externe comprise
  • Dalle IPS mate 250 nits, confortable en mobilité
  • Cache webcam physique et clavier AZERTY rétroéclairé selon variante

Points faibles

  • Vendu SANS CHARGEUR : prévoir 20 à 30€ pour un bloc USB-C PD
  • Le Ryzen 5 40 est un Ryzen 5 7520U rebaptisé, architecture Zen 2 de 2022
  • Mémoire LPDDR5 soudée, plafonnée à 16 Go, aucune évolution possible
  • SSD sur bus PCIe 3.0 seulement, et HDMI limité à la version 1.4
  • Seulement 4 évaluations Amazon à ce jour : recul client quasi inexistant

Un 14 pouces de 1,38 kg, vendu sans chargeur

La gamme Vivobook Go d’ASUS poursuit un objectif simple : livrer un portable complet sous la barre des 600€ sans donner l’impression d’un produit au rabais. Cette déclinaison E1404FA joue une carte précise, celle de la mobilité, avec un poids annoncé à 1,38 kg pour un châssis de 32,55 x 21,39 x 1,79 cm. Dans un sac à dos, la différence avec un 15 pouces d’entrée de gamme à 1,8 kg n’a rien de théorique : elle se ressent dès la deuxième heure de transport.

Le châssis est en polycarbonate, sobre, sans effet décoratif. L’assemblage est propre, avec la flexion de capot normale pour la catégorie. On reste loin de l’aluminium d’un ultrabook premium comme l’ASUS Zenbook 14 OLED, mais pour une machine destinée à voyager tous les jours, la robustesse est au rendez-vous.

Il faut cependant ouvrir cet avis par l’avertissement qui figure noir sur blanc dans le titre de la fiche Amazon : cette référence est vendue sans chargeur. C’est une variante commerciale assumée, destinée à baisser le prix affiché. Nous verrons plus loin que, sur ce modèle précis, la contrainte est bien moins pénalisante qu’il n’y paraît.

Ryzen 5 40 : le nom a changé, la puce non

C’est le point sur lequel il faut être parfaitement clair, car le marketing entretient ici une vraie ambiguïté.

La fiche produit annonce un AMD Ryzen 5 40. Ce nom court, à deux chiffres, appartient à la série Ryzen 10 lancée par AMD en octobre 2025, et suggère naturellement une puce toute récente. La réalité technique est tout autre : le Ryzen 5 40 est un Ryzen 5 7520U rebaptisé, sans la moindre modification du silicium. On parle donc d’une architecture Zen 2, nom de code Mendocino, dont les premières déclinaisons mobiles remontent à 2022.

Les caractéristiques réelles sont les suivantes : 4 coeurs et 8 threads, de 2,80 GHz à 4,30 GHz en pointe, 2 Mo de cache L2 et seulement 4 Mo de cache L3, une enveloppe de 15 W, une gravure en 6 nm chez TSMC, et une partie graphique Radeon 610M limitée à 2 unités de calcul.

En usage courant, l’expérience reste fluide là où on l’attend. Navigation avec une vingtaine d’onglets, suite Office, PDF volumineux, visioconférence Teams ou Zoom, streaming, gestion de fichiers : rien ne coince, et le ventilateur reste discret tant que la charge ne dure pas. Pour un usage scolaire ou bureautique, la machine fait le travail sans réserve.

Les limites arrivent dès qu’on sort de ce périmètre, et elles sont nettes. Compilation d’un projet volumineux, export vidéo, rendu 3D, traitement de gros jeux de données : le déficit de coeurs et le cache L3 réduit se paient immédiatement, avec des temps d’attente sensiblement plus longs qu’avec un Ryzen 5 150 six coeurs ou un Core i5 récent, souvent disponibles autour de 700€. Quant au jeu, la Radeon 610M assure le décodage vidéo matériel et l’affichage externe, mais le titre moderne est hors sujet — seuls quelques jeux compétitifs légers en 1080p et réglages minimaux passent. Notre comparatif des processeurs Intel, AMD et Apple replace cette puce dans la hiérarchie actuelle.

16 Go de LPDDR5 : l’argument qui sauve la fiche

Sur un processeur modeste, c’est la mémoire qui fait la différence entre une machine utilisable trois ans et une machine pénible au bout de six mois. Avec 8 Go, Windows 11 et un navigateur moderne saturent en quelques heures et le système passe son temps à permuter sur le SSD. Les 16 Go de LPDDR5 montés ici font disparaître complètement ce scénario, et c’est la principale raison d’acheter cette référence plutôt qu’une déclinaison moins chère de la même famille.

Attention toutefois, et le point est capital : cette mémoire est soudée à la carte mère, sans connecteur libre, et la plateforme Mendocino plafonne de toute façon à 16 Go. Aucune évolution ne sera jamais possible. Notre guide sur la quantité de RAM à choisir explique pourquoi 16 Go constitue aujourd’hui le vrai seuil de confort, et pourquoi il ne faut jamais transiger dessus sur une machine à mémoire soudée.

Le stockage est assuré par un SSD M.2 NVMe de 512 Go, sur bus PCIe 3.0 et non 4.0. En pratique, les démarrages et les lancements d’applications restent immédiats : ce bus plus ancien ne se remarque que sur des transferts de fichiers très volumineux. Bonne nouvelle, ce SSD reste lui accessible et remplaçable, comme détaillé dans notre guide d’ajout de RAM et de SSD.

Écran, clavier et webcam

La dalle est un panneau IPS de 14 pouces en 1920 x 1080, mat, en 60 Hz, avec un ratio écran/surface de 83 % et une luminosité annoncée à 250 nits.

Le traitement antireflet est ici l’atout principal : sur une machine pensée pour bouger, il change concrètement la vie dès qu’on travaille près d’une fenêtre, dans un train ou en terrasse ombragée. La technologie IPS assure par ailleurs des angles de vision larges, sans dérive des couleurs quand on regarde à deux.

Les limites sont celles de la catégorie. Les 250 nits suffisent en intérieur mais interdisent le plein soleil. La couverture colorimétrique est modeste : les couleurs sont justes, sans saturation marquée, et toute retouche photo exigeant une fidélité chromatique réelle est hors de portée. Le 60 Hz, enfin, reste la norme absolue à ce tarif.

Le clavier est un chiclet à 1,4 mm de course, en AZERTY, agréable et suffisamment ferme pour de la prise de notes prolongée. Le format 14 pouces implique en revanche l’absence de pavé numérique physique. La webcam est une 720p HD classique — correcte en visioconférence bien éclairée, sans plus — mais elle est dotée d’un cache physique coulissant, bien plus rassurant qu’un réglage logiciel et plus élégant qu’un morceau d’adhésif.

Connectique et recharge : la vraie bonne surprise

C’est ici que ce modèle se distingue nettement de son grand frère 15 pouces.

La connectique se compose d’un USB 3.2 Gen 1 Type-C, d’un USB 3.2 Gen 1 Type-A, d’un USB 2.0 Type-A, d’une sortie HDMI 1.4 et d’une prise jack 3,5 mm. Le sans-fil repose sur du Wi-Fi 6E et du Bluetooth 5.3 sur la fiche ASUS, certaines variantes régionales se limitant toutefois au Wi-Fi 5 : un point à vérifier sur la fiche exacte au moment de commander. L’HDMI 1.4 est la vraie faiblesse du lot, puisqu’il plafonne un écran externe 4K à 30 Hz — préférez la sortie DisplayPort de l’USB-C pour un moniteur haute définition, comme expliqué dans notre guide de la connectique.

Surtout, ce port USB-C gère l’alimentation. ASUS référence officiellement pour cette machine un bloc Type-C de 45 W (20 V / 2,25 A), en alternative au bloc rond de 45 W (19 V / 2,37 A). Autrement dit, l’absence de chargeur dans la boîte se règle avec n’importe quel adaptateur USB-C Power Delivery de 45 W ou plus, un dock, ou même une batterie externe compatible PD — du matériel que beaucoup possèdent déjà, et que l’on trouve neuf autour de 20 à 30€. C’est bien plus souple que sur l’ASUS Vivobook Go 15, prisonnier d’une prise ronde propriétaire qui impose l’achat d’un adaptateur ASUS spécifique.

Autonomie

La batterie est une 42 Wh à 3 cellules, une capacité modeste sur le papier mais bien alignée avec la sobriété de la plateforme. L’enveloppe de 15 W du Ryzen 5 40, la dalle Full HD 60 Hz peu lumineuse et l’absence de GPU dédié forment un ensemble économe.

En bureautique raisonnable — traitement de texte, navigation, luminosité à mi-course, Wi-Fi actif — on vise une journée de cours ou de travail léger, sans plus de garantie qu’une estimation de catégorie. En visioconférence continue ou en lecture vidéo, comptez nettement moins. La possibilité de recharger sur une batterie externe USB-C constitue ici un filet de sécurité appréciable pour les longues journées loin d’une prise. Notre guide sur l’autonomie donne les réglages qui font gagner le plus d’heures.

Pour qui, et à quel prix

À 599,99€, cette machine s’adresse à un profil précis : l’étudiant ou le professionnel nomade dont l’usage tient dans la bureautique, le web, la visioconférence et le traitement de texte, et pour qui le poids du sac compte plus que la puissance brute. Sur ce terrain, le trio 1,38 kg / 16 Go / recharge USB-C est cohérent et difficile à prendre en défaut sous 600€, comme le montre notre comparatif des portables étudiants à moins de 600€.

Elle est en revanche à écarter sans hésiter si vous compilez du code, montez de la vidéo, jouez, ou si vous espérez faire évoluer la mémoire plus tard. Dans ces cas, il faut monter en gamme, comme le détaille notre guide d’achat pour étudiants.

Une réserve d’honnêteté pour finir : la fiche Amazon affiche 4,7 sur 5, mais sur 4 évaluations seulement. C’est une référence récente, et ce score ne constitue à ce stade aucun recul client exploitable. Nous retenons une note de 4,3 qui reflète les qualités réelles de la machine et ses limites assumées, pas un plébiscite statistique qui n’existe pas encore.

Questions fréquentes

Le Ryzen 5 40 est-il un processeur récent ?

Non, et c'est le point le plus important à comprendre avant d'acheter. AMD a lancé en octobre 2025 une série dite Ryzen 10 aux noms courts à deux chiffres, dont fait partie ce Ryzen 5 40. Derrière ce nom neuf se cache exactement la même puce que le Ryzen 5 7520U : architecture Zen 2, nom de code Mendocino, 4 coeurs et 8 threads de 2,80 à 4,30 GHz, 4 Mo de cache L3, 15 W d'enveloppe thermique, gravure 6 nm chez TSMC et partie graphique Radeon 610M à 2 unités de calcul. Le silicium, les fréquences et les performances sont identiques aux modèles de 2022 : seule l'étiquette a changé. Ce n'est pas un mauvais processeur pour de la bureautique, mais il ne faut surtout pas lui prêter les performances d'une puce de génération 2025.

Peut-on le recharger avec un chargeur USB-C que je possède déjà ?

Oui, et c'est ce qui rend l'absence de chargeur nettement plus supportable que sur d'autres modèles. Le port USB 3.2 Gen 1 Type-C de la machine gère l'affichage et l'alimentation : ASUS propose officiellement un bloc Type-C de 45 W en 20 V / 2,25 A, en alternative au bloc rond classique de 45 W en 19 V / 2,37 A. Concrètement, un chargeur USB-C Power Delivery de 45 W ou plus, un chargeur de smartphone haut de gamme, un dock ou même une batterie externe PD suffisamment puissante feront l'affaire. C'est une différence de taille avec l'ASUS Vivobook Go 15, qui ne se recharge que par prise ronde propriétaire et impose donc l'achat d'un adaptateur ASUS spécifique.

Peut-on ajouter de la RAM ou changer le SSD ?

La mémoire, non. Les 16 Go de LPDDR5 sont soudés à la carte mère, sans aucun connecteur libre, et la plateforme Mendocino plafonne de toute façon à 16 Go. Ce que vous achetez est ce que vous garderez pendant toute la vie de la machine, ce qui rend la version 16 Go indispensable et disqualifie totalement les déclinaisons 4 et 8 Go de la même gamme. Le SSD, lui, est un M.2 NVMe accessible après démontage du fond de coque et remplaçable par un modèle de plus grande capacité, en gardant à l'esprit que le bus est en PCIe 3.0 et non 4.0. Notre guide sur l'ajout de RAM et de SSD détaille la procédure et les précautions pour ne pas perdre la garantie.

Vaut-il mieux ce 14 pouces ou le Vivobook Go 15 au même prix ?

Les deux machines partagent le même processeur, les mêmes 16 Go de LPDDR5 soudés et le même tarif de 599,99€ : le choix se joue donc uniquement sur le format et sur la recharge. Le Go 14 pèse 1,38 kg contre 1,63 kg pour le Go 15, soit 250 grammes d'écart que l'on ressent réellement dans un sac porté toute la journée, et il se recharge en USB-C. Le Go 15 offre en échange une surface d'écran plus confortable pour le multitâche et un pavé numérique intégré. Si la machine vous suit entre les cours, les transports et la maison, prenez le 14 pouces. Si elle dort sur un bureau et bouge une fois par semaine, le 15 pouces est plus agréable au quotidien.